Interdire

Il y a quelques années, un bref aphorisme circulait pour désigner l’obstination et l’absurdité : «si vous avez mis toutes vos forces dans une bataille et que vous avez perdu la bataille, c’est que vous n’avez pas mis assez de forces ».

Défaite de la bataille, plutôt défaite de la pensée.

Nous retrouvons actuellement, avec les interdictions multiples évitant toutes les questions de fond sur les addictions, cette désespérante absence de vision, d’intelligence collective et de bienveillance.  

On ne change pas une stratégie qui ne marche pas … Pour mémoire :

Décret n°72-200 du 13 mars 1972 réglementant le commerce et l'importation des seringues et des aiguilles destinées aux injections parentérales en vue de lutter contre l'extension de la toxicomanie (Ministre de l’intérieur Mr Robert BOULIN) Version en vigueur du 14 mars 1972 au 12 août 1989

« Les objets visés à l'article 1er ne pourront être délivrés aux utilisateurs que sur présentation de l'ordonnance d'un médecin, d'un chirurgien dentiste, d'un vétérinaire ou d'une sage-femme. A défaut d'ordonnance, lesdits objets ne pourront être cédés à titre gratuit ou onéreux, qu'à des personnes âgées de dix-huit ans au moins "justifiant de leur identité " contre une commande écrite ou un reçu daté et signé par l'acheteur et mentionnant son nom et son adresse. L'ordonnance, la commande ou le reçu doit être conservé pendant un an par le vendeur pour être présenté à toute réquisition des autorités de police ou des pharmaciens inspecteurs de la santé ».

En conclusion pour ce mois de mai 2026, si les méfaits, les morts liés au trafic sont indéniables, pour ce constat et pour les usagers en perdition ou en overdoses, pourquoi continuer à se priver d’une réflexion globale ?

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Les drogues et les addictions en débat. <i>Psychotropes</i> 40 ans, deuxième partie

Les drogues et les addictions en débat. Psychotropes 40 ans, deuxième partie

Vol. 32, 2026/1 - pages
Pages 13 à 16